Seminaire team building Lyon et Besancon

Comment réussir son séminaire incentive ?

Comment un séminaire incentive sportif dans un cadre nature peut-il modifier les comportements au sein de votre équipe et favoriser synergies et coopération ?

 

Changer de cadre

En pleine forêt ? Au milieu des champs ? au bord d’un ruisseau ?

Pour faire émerger des nouveaux comportements au sein d’une équipe, il est pertinent de modifier l’environnement dans lequel elle évolue.

La nature est vaste, tellement diversifiée et parfois si sauvage qu’elle se prête parfaitement à ce type d’exercice.

C’est dans ce cadre que certains collaborateurs d’ordinaire à l’aise seront peut-être plus réservés et que d’autres, d’une nature effacée, s’affirmeront dans une environnement qu’ils apprécient et connaissent.

Ensemble l’équipe ouvrira ses yeux, ses oreilles, humera les odeurs et partagera des sensations qui font cruellement défaut dans le quotidien du travail.

Engager un professionnel des sports de nature est aussi gage de qualité : il saura observer le vol stationnaire du faucon crécerelle, raconter le rôle écologique du pivert ou déceler les indices de passage du blaireau … Pour favoriser cette ouverture collective sur l’environnement, des défis nature, des réflexions peuvent être proposés et enrichir encore cette expérience à plusieurs.

 

Réaliser des activités sportives non discriminantes

Kart, lasergame, paintball, accrobranche, bowling …

On compte les points, les temps réalisés, on compare les difficultés des parcours … Des gagnants, des perdants …

Et on connaît déjà le classement : Marie, coureuse de trails et Pierre, joueur passionné de football seront parmi les premiers, Alice, qui vient d’avoir son deuxième enfant et Richard qui a un peu d’embonpoint se partageront les dernières places.

Et si on repensait l’activité pour modifier ce classement ?

Les activités de tir (arc et carabine), par exemple demandent essentiellement de la concentration et favorisent généralement des personnes peu sportives.

Le biathlon laser est une discipline alliant parcours physique et concentration pour le tir. Sauf que suite à la réalisation du parcours, on sera essoufflé, ce qui limitera la précision de la visée : les personnes peu sportives sont là encore favorisées car elle se préservent généralement sur la partie physique.

 

Rendre les équipes interdépendantes

Pourquoi faire jouer les équipes les unes contre les autres plutôt que les unes avec les autres ?

Mettre en place une activité qui rend les équipes dépendantes les unes des autres prend du temps, mais rend le défis collectif tellement plus enrichissant : toutes les équipes doivent s’approprier l’activité car la réussite d’une équipe dépend des autres, tout comme la réussite des autres équipes dépend de cette première équipe.

Un exemple ?

Et si, pour réussir une course d’orientation, on devait découvrir des caches/balises mis en place par les autres équipes ?

L’équipe qui cache doit alors réfléchir pour s’assurer que l’autre équipe trouve, en partant du postulat que les équipes qui poseront ses propres balises/caches en feront de même : confiance, réflexion, communication, on entre véritablement dans la coopération.

 

Aller vers un objectif commun

C’est généralement le cas en entreprise, alors pourquoi ce ne serait pas le cas lors d’un séminaire ?

L’incentive doit en partie répondre à cela.

Chaque équipe, à travers la réalisation de ses objectifs propres doit aller vers la réalisation d’un ou plusieurs objectifs communs.

Par exemple, elle peut réunir des indices pour trouver la cache finale ou alors réunir les ingrédients pour ensuite réaliser le repas de midi.

Ainsi, même si l’on peut encore penser pour soi ou pour son équipe, on sait que l’on travaille pour le groupe et une réussite collective : la motivation grandit encore …

 

Faire Ensemble

Passer un moment avec ses collaborateurs hors du cadre travail, partager des activités sportives, rechercher des caches, résoudre des énigmes ensemble, on est déjà pleinement dans l’incentive.

Si à cela on ajoute la réalisation commune on augmente encore la pertinence du séminaire incentive :

  • Utiliser l’environnement naturel pour réaliser du land-art
  • Co-écrire une chanson, un poème, une nouvelle
  • Préparer une cuisine au chaudron pour le repas de midi

Les idées ne manquent pas et elles auront toutes une portée insoupçonnée sur la dynamique du groupe.

 

En réfléchissant sur ces 5 points, vous maximiserez vos chances de dynamiser votre équipe sur du long terme en favorisant la coopération, en développant une certaine complicité, en créant des souvenirs (hors cadre de travail) commun positifs et en permettant à chacun de vos collaborateurs d’apprendre encore à mieux se connaître.

10 idées fausses sur la Guyane

J’ai passé cinq belles années en Guyane Française et combien de fois ai-je pu constater, avec tristesse que ce département jouit d’une bien mauvaise réputation. C’est pourquoi j’ai envie, à travers les lignes qui suivront, de démystifier ce territoire incroyable.

 

1. La Guyane est une île

Faux, tous les DOM français ne sont pas des îles … La Guyane fait partie du continent sud-américain et est enclavée entre le Brésil et le Surinam (ancienne Guyane
hollandaise).

 

2. Il y a beaucoup de violence en Guyane

Comme partout, il ne faut pas être au mauvaise endroit, au mauvais moment. En cinq ans passés là-bas, je n’ai jamais rencontré de problèmes, même lorsque je devais me rendre à des endroits de mauvaise réputation.

 

3. La forêt est hostile

En Guyane, la forêt est impressionnante, mais sereine : on ne croise pas plus de serpents qu’en France (il y a 20 fois moins de décès pas morsure de serpent qu’en France métropolitaine), on ne croise pas de mygales, il n’y a pas de sangsues, bref, la forêt est accueillante.

 

 

4. Le racisme anti-blanc est très présent

Si c’est le cas, je ne l’ai jamais vécu.
J’ai travaillé avec les principales cultures : créoles, amérindiennes et bushi-nengées, pendant 5 années, main dans la main, parce que celui qui aime la Guyane est toujours le bienvenu en Guyane.

 

5. Les moustiques sont une calamité

C’est vrai si l’on se rend là où il y a des « volées » de moustiques : c’est à dire dans des lieux précis à une heure précise. En saison sèche, il y en a peu, en saison des pluies, ils sont néanmoins plus présents, comme dans d’autres régions française. Manches longues, antimoustique et moustiquaire pour dormir … le tour est joué.

 

6. L’humidité est insupportable

C’est vrai que l’on sue beaucoup en Guyane, c’est vrai que l’humidité est omniprésente en saison des pluies. Est-ce que cela rend le climat insupportable ? Nombre de métropolitains vivent en Guyane et reçoivent des amis pour quelques jours ou quelques semaines. Ces personnes sont plutôt enchantées de leur séjour et très peu se retrouvent assommées par l’humidité. La chaleur peut être plus difficile à supporter, on fait alors comme dans le sud de la France : on vit le matin, en fin de journée et on fait la sieste l’après-midi.

 

7. Le paludisme est une omniprésent

Oui, le paludisme est présent en Guyane, la dingue aussi…
Mais seulement sur des zones précises et connues en directe puisqu’elles sont recensées par les services de santé. On oublie donc la malarone (qui fatigue plus le corps que l’humidité) et on évite les zones à risques …

 

8. Les infrastructures sont désuètes

La Guyane à un fort goût d’Amérique du Sud et c’est ce qui fait son charme : des bâtiments dernière génération côtoient des habitations précaires, des quartiers populaires sont mitoyens de quartiers résidentiels, il y a un cinéma duplex, mais certains villages ne sont accessibles qu’en pirogue, il y a des routes goudronnées jalonnées de pistes sauvages …
Bref, ici on est dépaysé et je me suis souvent demandé pourquoi les gens préfèrent partir en vacances au Pérou ou en Bolivie plutôt qu’en Guyane.
Quel plaisir de savoir qu’ici on est en France et donc que la communication est aisée, que le fonctionnement des institutions est le même qu’en métropole (un peu plus lent peut-être), tout comme le système de santé ou l’éducation. Et pourtant on vit le dépaysement, comme on le vivrait dans d’autres pays d’Amérique du Sud.

 

9. L’immigration est incontrôlée

Ce serait malhonnête de dire qu’elle l’est : avec 1000 km de frontière avec le Brésil et le Surinam, l’immigration en Guyane est une évidence. A cette différence près qu’elle faire partie du paysage local et du quotidien.
Par exemple, de nombreux brésiliens vivent en Guyane, quoi de plus normal que de recevoir son frère pour une visite ou parce que l’on a besoin d’un coup de main dans dans son garage automobile ? Compte tenu de la difficulté pour avoir le visa pour venir en Guyane et de la facilité pour venir à Cayenne sans se déclarer, le choix est vite fait.
Je me souviens avoir lu dans France-Guyane que la police aux frontières (PAF) de Saint Georges de l’Oyapock s’était fait épinglée par la direction du travail (ex DDTEFP) pour avoir embauché des brésiliens en situation irrégulière pour réaliser l’entretien des espaces verts de leurs bâtiments.

 

10. L’orpaillage est une calamité

Il est présent en Guyane, une partie officielle et déclarée, l’autre partie, certainement majoritaire, étant plutôt de l’orpaillage sauvage.
Ces deux orpaillages occupent une partie très réduite du territoire : en vivant sur le littoral, on a aucun indice qui laisserait penser qu’il y a de l’orpaillage en Guyane.
Malgré cela, certaines populations sont impactées, comme les amérindiens du Haut Maroni qui, se nourrissant de poissons carnassiers, s’intoxiquent avec le mercure (l’orpaillage augmente le taux de mercure dans les cours d’eau) ingurgité par ces derniers en fin de chaîne alimentaire.

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